PRP DU VISAGE
En résumé
- But du traitement : Épaissir et raffermir le derme
- Nombre de séances : Plusieurs séances puis entretien
- Anesthésie : Crème anesthésiante
- Résultat / durée : Résultat progressif
- Éviction sociale : 24 à 48 heures
PRP DU VISAGE EN RÉSUMÉ
But du traitement
Épaissir et raffermir le derme
Nombre de séances
Plusieurs séances puis entretien
Anesthésie
Crème anesthésiante
Résultat / durée
Résultat progressif
Éviction sociale
24 à 48 heures
Votre sang, centrifugé, réinjecté
Le principe tient en trois gestes. On réalise une prise de sang, on centrifuge le tube pour séparer les composants et concentrer les plaquettes, et on réinjecte ce plasma dans la peau de la même personne, au cours de la même séance. Rien n’est ajouté qui ne vienne de vous.
Les plaquettes contiennent des facteurs de croissance libérés lors de leur activation. C’est sur cette libération locale que repose l’intérêt du geste. La suite mérite d’être dite avec plus de précision que ce qu’on lit habituellement, parce que les données publiées ne disent pas tout à fait ce que promettent la plupart des sites.
Quatre-vingts pour cent pour l’épaisseur, zéro pour l’hydratation
Une revue publiée en 2025, portant sur vingt études et cinq cent quatorze patients, a eu le mérite de ventiler les résultats paramètre par paramètre plutôt que de conclure globalement. L’épaisseur cutanée est améliorée dans 80 % des études. L’élasticité dans 75 %. Les rides dans 40 %. La texture dans 33 %. La dyschromie, c’est-à-dire les irrégularités de pigmentation, dans 17 %. L’hydratation dans 0 % des études. Aucun événement indésirable grave n’a été rapporté.
Ce que ces chiffres racontent est cohérent et utile. Le PRP épaissit et raffermit le derme. Il n’hydrate pas. Son effet sur les rides est inconstant, et son effet sur les taches est marginal. C’est presque l’inverse de ce que l’on promet habituellement au patient, et c’est exactement ce qui doit orienter l’indication : on propose du PRP à une peau fine, atone, qui manque de tenue, pas à une peau déshydratée ni à une peau tachée. Pour l’hydratation, ce sont d’autres gestes qui répondent, comme la mésothérapie du visage ou les polynucléotides.
« Le PRP » n'est pas un produit
Le second point est au moins aussi important. Parler du PRP comme d’un produit unique n’a pas de sens : c’est une famille de préparations qui ne sont pas comparables entre elles.
Une revue de 2024 portant sur soixante-quinze essais randomisés et cinq mille sept cent vingt-six patients a montré une variabilité considérable d’une étude à l’autre : protocoles de centrifugation différents, concentrations plaquettaires différentes, mesures de contrôle qualité très inégales. Elle a également mis en évidence une corrélation forte entre le contrôle de la température pendant la préparation et l’efficacité obtenue.
La conséquence pratique est simple. Comparer deux traitements appelés PRP revient souvent à comparer deux choses différentes, et un praticien qui parle du PRP en général ne dit presque rien. Ce qui a du sens est de décrire son propre protocole : le système de prélèvement utilisé, les paramètres de centrifugation, les conditions de manipulation, le plan d’injection. C’est ce que vous obtiendrez en consultation si vous le demandez.
Une peau fine, plutôt qu’une peau creusée
Le PRP s’adresse à des peaux qui ont perdu de l’épaisseur et de la fermeté, y compris dans la région du regard, où la peau est particulièrement fine. Il ne s’adresse pas à une demande de comblement : un creux sous l’œil qui relève d’une perte de volume relève de l’acide hyaluronique ou d’une prise en charge spécifique des cernes creux, pas d’un produit qui n’a aucun pouvoir volumateur.
Il est écarté en cas de trouble de la coagulation, de traitement anticoagulant, d’infection en cours ou de pathologie hématologique, et par précaution pendant la grossesse et l’allaitement. Ces situations se discutent au cas par cas en consultation.
UNE SÉANCE QUI COMMENCE PAR UNE PRISE DE SANG
Le déroulement est celui d’un prélèvement sanguin suivi d’une préparation immédiate puis d’injections dans les zones retenues. Tout se fait au cours de la même séance : le plasma n’est ni conservé, ni transporté, ni transformé en dehors de ce circuit.
Plusieurs séances espacées sont habituellement nécessaires, suivies d’un entretien. Le nombre et l’espacement dépendent de l’état de la peau et de l’objectif fixé, et ils sont annoncés avant de commencer plutôt que découverts en route. Le résultat, quand il vient, ne se voit pas le lendemain : il s’agit d’une modification progressive de la trame du derme, qui s’apprécie sur plusieurs semaines.
Ce que le PRP ne fait pas
Il n’hydrate pas, et les chiffres sont sans ambiguïté sur ce point. Il ne comble pas, parce qu’il n’a pas de volume propre. Il ne retend pas une peau relâchée. Il ne remplace pas une chirurgie, et aucune série d’injections ne corrigera ce qui relève d’un excès cutané ou d’une poche graisseuse.
Les suites sont celles de toute injection : ecchymoses, œdème transitoire, sensibilité aux points de ponction, et le risque infectieux inhérent à tout geste qui traverse la peau. La revue de 2025 n’a rapporté aucun événement indésirable grave, ce qui situe ce traitement parmi les gestes bien tolérés, sans en faire un geste anodin.
UN DÉRIVÉ DU SANG, ET UN RÈGLEMENT EUROPÉEN QUI APPROCHE
Le plasma est un dérivé du sang. Ici, il est prélevé et réinjecté chez la même personne au cours de la même intervention, situation qui sort du régime des banques de matériel corporel humain. Le règlement européen sur les substances d’origine humaine, applicable au 7 août 2027, encadrera cette activité, et la clinique s’y prépare dès maintenant.
Le même plasma, une autre logique sur le cuir chevelu
Le PRP est également utilisé sur le cuir chevelu, avec une préparation comparable mais un objectif, des données et un rythme différents. C’est un sujet distinct, traité sur la page consacrée au PRP du cuir chevelu.
Le traitement est réalisé par le Dr Anouk Herszkowicz et par le Dr Daniel Meunier. L’indication se pose après examen de la peau et discussion de vos antécédents, en vérifiant que ce que vous attendez correspond à ce que ce traitement fait réellement. Quand ce n’est pas le cas, on vous le dit, et on regarde ensemble ce qui répond mieux à votre demande.
Ce traitement répond au besoin : les poches sous les yeux.
But du traitement
Épaissir et raffermir le derme
Nombre de séances
Plusieurs séances puis entretien
Anesthésie
Crème anesthésiante
Résultat / durée
Résultat progressif
Éviction sociale
24 à 48 heures
Parlons-en en consultation
On examine, on explique, on décide ensemble. Rien ne se fait le jour même.