POLYNUCLÉOTIDES
En résumé
- But du traitement : Améliorer la qualité et la souplesse de la peau
- Nombre de séances : 3 à 4 séances
- Anesthésie : Crème anesthésiante
- Résultat / durée : Effet sur 1 à 3 mois
- Éviction sociale : 24 à 72 heures
POLYNUCLÉOTIDES EN RÉSUMÉ
But du traitement
Améliorer la qualité et la souplesse de la peau
Nombre de séances
3 à 4 séances
Anesthésie
Crème anesthésiante
Résultat / durée
Effet sur 1 à 3 mois
Éviction sociale
24 à 72 heures
Des fragments d'ADN de poisson
Certaines zones du visage supportent mal qu’on y ajoute de la matière. La peau du dessous de l’œil en fait partie : fine, mobile, elle laisse voir longtemps un produit de comblement mal placé. Les polynucléotides intéressent précisément ces situations, où la demande porte sur la qualité et la souplesse de la peau plutôt que sur un volume à restaurer. C’est un traitement récent, très commenté, dont les données cliniques restent limitées. Cette page dit ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas.
Les polynucléotides sont des fragments d’ADN purifié, extraits de gonades de saumon ou de truite. L’ADN sert ici de biomatériau, au même titre qu’une autre molécule injectable, et non de matériel génétique : rien n’est transféré à vos cellules. Une fois déposé dans le derme, il agit sur l’environnement de la peau et sur l’organisation de la matrice qui la soutient. La formulation licite, et la seule que nous employons, est celle d’une amélioration de la qualité et de la souplesse de la peau, avec des données encore limitées.
Polynucléotides et PDRN, deux choses différentes sous un même mot
Les deux termes circulent comme des synonymes, ce qu’ils ne sont pas. Les polynucléotides proprement dits sont des fragments longs, dont l’effet est viscoélastique et porte sur le remodelage de la matrice extracellulaire. Le PDRN désigne des fragments courts, qui agissent comme agoniste d’un récepteur de l’adénosine, avec un effet anti-inflammatoire et pro-angiogénique. Les marques disponibles en Europe, Plinest, Nucleofill ou Rejuran, ne recouvrent donc pas toutes la même chose. Demander quel type de fragments contient le produit proposé est une question légitime, et vous devez obtenir une réponse.
La peau fine du cerne, terrain le plus intéressant
Les indications où ce traitement paraît le plus utile sont la qualité et la souplesse de la peau, et la région des cernes, là où la peau est trop fine pour tolérer un comblement classique.
L’origine animale du produit impose une contre-indication claire : une allergie au poisson interdit ce traitement, et cette question est posée systématiquement puis documentée dans le consentement. Une infection cutanée en cours sur la zone, une grossesse ou un allaitement font reporter la séance. Si votre demande porte sur un creux marqué de la vallée des larmes ou sur une perte de volume, une autre approche sera plus adaptée, éventuellement une injection d’acide hyaluronique après examen.
Trois à quatre séances, puis on juge à trois mois
Le protocole habituel comprend trois à quatre séances espacées de deux à trois semaines. L’effet s’installe progressivement, sur un à trois mois, ce qui veut dire que le résultat ne se juge pas à la sortie de la dernière séance. La durée est estimée autour de six mois, et cette estimation n’est pas établie : elle vient de la pratique et des recommandations des fabricants, pas d’études de suivi comparatives. L’injection se fait en microdépôts superficiels, avec aiguille ou canule selon la zone.
LES MOTS QUE NOUS N'EMPLOYONS PAS
Vous lirez ailleurs que les polynucléotides réparent l’ADN ou relèvent d’une thérapie dite régénérative. Ces formulations ne correspondent à rien de démontré et n’ont pas leur place dans l’information au patient. Ce traitement ne répare pas votre ADN, ne comble pas une ride profonde, n’apporte pas de volume et ne remet aucun tissu en tension. Il ne remplace ni une radiofréquence microneedling ni une chirurgie du regard. Il agit sur la qualité de la peau, ce qui est déjà une demande légitime.
Ce que vous verrez dans les jours qui suivent
Les effets attendus sont locaux : de petites papules aux points d’injection, un gonflement discret, des ecchymoses, particulièrement autour des yeux où la peau est fine et vascularisée. Ces suites durent de quelques heures à quelques jours, et les effets indésirables rapportés dans la littérature restent légers et transitoires.
Comme pour toute injection, une atteinte vasculaire reste possible, avec un risque de souffrance cutanée, et une réaction allergique ne peut jamais être exclue, particulièrement avec un produit d’origine animale. Une douleur qui augmente, une zone qui blanchit ou se marbre, un trouble visuel doivent vous amener à nous joindre immédiatement.
NEUF ÉTUDES, DEUX CENT DIX-NEUF PATIENTS
Le niveau de preuve est faible à moyen, et cela mérite d’être écrit tel quel. La revue systématique de référence, publiée en 2025, ne retient que neuf études de qualité faible à modérée, portant sur deux cent dix-neuf patients, avec une hétérogénéité majeure des zones traitées et des techniques d’injection, et aucun consensus sur le protocole optimal.
Les résultats rapportés sont prometteurs sur les rides, la texture et l’élasticité, et les auteurs appellent explicitement à des études de meilleure qualité. Le PDRN dispose de données plus anciennes et plus solides en cicatrisation et en pathologie ostéo-articulaire ; ces données ne se transposent pas au visage, et les invoquer pour justifier un traitement esthétique serait malhonnête.
Le certificat CE, l’organisme notifié, le distributeur
Ces produits sont commercialisés en Europe comme dispositifs médicaux marqués CE. Tous ceux qui circulent ne le sont pas, en particulier plusieurs références importées de façon informelle. Injecter un produit sans marquage CE constitue une infraction et sort de la couverture de la responsabilité civile professionnelle du médecin, ce qui vous concerne directement en cas de complication.
Pour chaque produit utilisé à la Clinic 135, nous vérifions le certificat CE, l’organisme notifié et le distributeur belge agréé. Vous pouvez demander à voir ces éléments, ici comme ailleurs.
La consultation est réalisée par le docteur Anouk Herszkowicz. Elle examine l’épaisseur de la peau, la région des paupières inférieures en position assise, la part vasculaire ou pigmentaire du cerne, et vos antécédents, dont l’allergie au poisson. Selon cet examen, la proposition peut être un polynucléotide, une autre technique de qualité de peau comme le PRP, ou l’abstention.
Le nombre de séances, le produit et son origine vous sont communiqués par écrit avant la première injection, avec les limites actuelles de la littérature.
Ce traitement répond au besoin : les rides.
But du traitement
Améliorer la qualité et la souplesse de la peau
Nombre de séances
3 à 4 séances
Anesthésie
Crème anesthésiante
Résultat / durée
Effet sur 1 à 3 mois
Éviction sociale
24 à 72 heures
Parlons-en en consultation
On examine, on explique, on décide ensemble. Rien ne se fait le jour même.