Lifting des cuisses (cruroplastie)
En résumé
- But de l’intervention : Retirer l’excès de peau de la face interne des cuisses
- Durée de l’intervention : Environ 1 h (aine) ; 2 à 3 h (lifting vertical)
- Type d’anesthésie : Locale avec sédation (aine) ; générale (lifting vertical)
- Durée du séjour : Ambulatoire (aine) ; 1 à 2 jours (lifting vertical)
- Éviction sociale : Environ 2 semaines (aine) ; 3 à 4 semaines (vertical)
LIFTING DES CUISSES en résumé
But de l’intervention
Retirer l’excès de peau de la face interne des cuisses
Durée de l’intervention
Environ 1 h (aine) ; 2 à 3 h (lifting vertical)
Type d’anesthésie
Locale avec sédation (aine) ; générale (lifting vertical)
Durée du séjour
Ambulatoire (aine) ; 1 à 2 jours (lifting vertical)
Éviction sociale
Environ 2 semaines (aine) ; 3 à 4 semaines (vertical)
Deux semaines sans pouvoir vraiment s'asseoir
Le lifting des cuisses, ou cruroplastie, retire l’excès de peau de la face interne des cuisses, souvent avec un peu de graisse. La peau restante est retendue vers le pli de l’aine. Il laisse une cicatrice, dans l’aine ou le long de la cuisse selon l’importance de l’excès.
Le frottement, à chaque pas
La gêne décrite est souvent la même. La peau de l’intérieur des cuisses pend, se plisse à la marche ou frotte d’une cuisse contre l’autre. Le sport renforce les muscles. Il ne retend pas une peau qui a perdu son élasticité.
La face interne de la cuisse porte l’une des peaux les plus fines du corps. Avec l’âge, ses fibres élastiques s’affaiblissent. Après une grande perte de poids, la peau étirée pendant des années ne se rétracte plus complètement. Des régimes successifs produisent le même effet, par étapes.
Le plus souvent, un excès de peau et une graisse localisée coexistent. L’examen fait la part des choses : la peau en trop ne peut qu’être retirée, la graisse peut être aspirée. Si le relâchement touche d’autres zones, la page consacrée au relâchement de la peau du corps les présente.
Où s'arrête l'excès, là s'arrête l'incision
Deux familles de gestes existent. Le choix dépend de la hauteur jusqu’où descend l’excès.
Le lifting horizontal, dans le pli de l’aine, convient à un relâchement limité au haut de la cuisse. L’incision est placée dans le pli de l’aine, de chaque côté du pubis. Elle se prolonge vers l’arrière, le long du pli entre la cuisse et le périnée, la zone située entre les cuisses. La graisse en excès, puis la peau excédentaire sont retirées. La peau restante est remontée vers l’aine. Elle est fixée à une membrane solide, en profondeur à la racine de la cuisse, pour limiter la descente de la cicatrice.
Le lifting vertical s’adresse à un excès plus important, le plus souvent après une grande perte de poids. En plus de l’incision de l’aine, une incision est tracée le long de la face interne de la cuisse, jusqu’au genou si nécessaire. La peau est retendue vers le haut à la racine de la cuisse, vers l’intérieur plus bas.
Dans les deux cas, une liposuccion, c’est-à-dire une aspiration de la graisse par de fines canules, peut être faite dans le même temps. Une série de 106 patients relevait plus d’infections quand l’aspiration débordait la zone retirée.
Le poids de la cuisse tire sur la cicatrice
Il n’existe pas de lifting des cuisses sans cicatrice. Celle de l’incision horizontale se place dans le pli de l’aine, où un sous-vêtement la recouvre le plus souvent. Elle n’est pas invisible : le poids de la cuisse tire sur elle, et elle peut descendre au fil des mois ou s’élargir. L’ancrage limite ce glissement sans l’empêcher à coup sûr.
La cicatrice du lifting vertical court sur la face interne de la cuisse. Elle se voit en short ou en maillot, surtout jambes écartées, reste longtemps rosée et peut elle aussi s’élargir.
Cette région cicatrise lentement : elle bouge à chaque pas, elle est humide et proche du périnée. Une revue de 16 études, portant sur 447 patients, relève une plaie qui s’ouvre en partie chez environ 18 % des personnes opérées. C’est le plus souvent sans gravité. Après une grande perte de poids, ces problèmes sont plus fréquents. Dans la série de 106 patients citée plus haut, 68 % avaient eu au moins une complication. Il s’agissait surtout de plaies qui s’ouvrent, le plus souvent mineures. L’incision verticale s’y accompagnait d’un gonflement de la jambe plus long, qui persistait encore à un an chez deux personnes.
Ni la cellulite, ni l'extérieur de la cuisse
Le lifting retend la peau de la face interne. Il ne fait pas disparaître la cellulite, due à des cloisons fibreuses sous la peau. Il ne traite pas non plus la face externe ni l’arrière de la cuisse, qui relèvent d’autres gestes, plus étendus.
Une cuisse surtout grasse, à la peau de bonne qualité, relèverait plutôt d’une liposuccion, seule ou avant un lifting.
Pour un relâchement léger, sans réel excès à retirer, une rétraction de la peau par radiofréquence comme BodyTite pourrait être discutée. Si la gêne reste modeste, ne pas opérer est un choix possible.
Poids stable avant d'opérer
Après une grande perte de poids, le lifting vertical est le plus souvent proposé. Mieux vaut un poids qui ne bouge plus depuis plusieurs mois, car une nouvelle variation modifierait le résultat.
Le remboursement par l’INAMI (codes 241754 et 241765) suppose une perte de poids d’au moins 20 %, documentée et stabilisée. La consultation vérifie si votre situation répond à ces conditions et quels documents rassembler.
Les autres zones concernées sont présentées sur la page consacrée au corps après un amaigrissement important.
Aine seule ou cuisse entière : pas la même anesthésie
Quand l’incision de l’aine suffit, l’intervention peut se faire à la Clinic 135 et dure une heure environ. Elle se fait sous anesthésie locale avec sédation, un sommeil léger obtenu par des médicaments. Le lifting vertical se fait sous anesthésie générale, dure deux à trois heures et demande une hospitalisation d’un à deux jours. Lorsqu’une hospitalisation est nécessaire, ou que l’intervention est prise en charge par l’assurance soins de santé, elle a lieu à l’hôpital Delta.
Des mesures protègent contre la phlébite, un caillot dans une veine de la jambe : lever rapide, marche, souvent des injections d’anticoagulant.
Deux semaines sans vraiment s'asseoir
Pendant les deux premières semaines, rester assis longtemps est difficile et déconseillé, car la position plie l’aine et tire sur la cicatrice. On alterne la position allongée et la marche.
Proche du périnée, la cicatrice demande une toilette douce chaque jour et un séchage soigneux. Un panty de compression, vêtement élastique qui soutient la cuisse, est porté plusieurs semaines.
Le retour à la vie sociale et professionnelle demande environ deux semaines après un lifting horizontal, trois à quatre semaines après un lifting vertical. Le sport reprend ensuite progressivement.
Le résultat commence à s’apprécier après deux à trois mois, quand le gonflement a diminué. La cicatrice et la forme de la cuisse se stabilisent vers neuf à douze mois. La peau restante continue de vieillir.
Lifting des cuisses : une zone qui cicatrise lentement
Le risque le plus fréquent est une plaie qui s’ouvre en partie, le plus souvent sans gravité. Les autres risques, et ce qui est fait pour les réduire, sont expliqués en consultation. Ils sont détaillés dans l’information écrite remise, le compte rendu d’information.
Mollet gonflé, cuisse tendue, cicatrice qui s’ouvre
Douleur ou gonflement d’un mollet, essoufflement brutal, douleur dans la poitrine : ce peut être une phlébite ou une embolie, un caillot parti vers les poumons. Appelez le 112. Cuisse qui gonfle et se tend, fièvre, cicatrice rouge qui s’ouvre ou qui coule : appelez immédiatement le numéro qui vous a été remis lors de votre intervention. Si vous ne joignez personne, rendez-vous aux urgences.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qui gêne le plus, les premiers jours ?
La gêne tient surtout à la tension dans l’aine et à la difficulté de s’asseoir.
Peut-on associer le lifting des cuisses à une autre intervention ?
Oui, mais chaque geste ajouté allonge l’opération. Une série a suivi 1 182 patients après une grande perte de poids. À partir de trois interventions dans la même séance, les complications augmentaient nettement. C’étaient surtout des plaies qui s’ouvrent, mais aussi des transfusions de sang.
Et si ma courbe de poids descend encore ?
Mieux vaut attendre. Opérer pendant une perte de poids expose à voir la peau se relâcher de nouveau, et le remboursement INAMI exige une perte de poids stabilisée. La consultation fait le point sur votre courbe de poids.
But de l’intervention
Retirer l’excès de peau de la face interne des cuisses
Durée de l’intervention
Environ 1 h (aine) ; 2 à 3 h (lifting vertical)
Type d’anesthésie
Locale avec sédation (aine) ; générale (lifting vertical)
Durée du séjour
Ambulatoire (aine) ; 1 à 2 jours (lifting vertical)
Éviction sociale
Environ 2 semaines (aine) ; 3 à 4 semaines (vertical)
Parlons-en en consultation
On examine, on explique, on décide ensemble. Rien ne se fait le jour même.