LE BODYTITE

En résumé

  • But de l’intervention : Affiner une zone et rétracter sa peau dans le même geste, quand elle a perdu une partie de son élasticité
  • Durée de l’intervention : 1 h à 2 h selon les zones
  • Type d’anesthésie : Locale tumescente, avec ou sans sédation
  • Durée du séjour : Hospitalisation de jour
  • Éviction sociale : 3 à 5 jours

Liposuccion assistée par radiofréquence à Bruxelles.

LE BODYTITE EN RÉSUMÉ

But de l’intervention

Affiner une zone et rétracter sa peau dans le même geste, quand elle a perdu une partie de son élasticité

Durée de l’intervention

1 h à 2 h selon les zones

Type d’anesthésie

Locale tumescente, avec ou sans sédation

Durée du séjour

Hospitalisation de jour

Éviction sociale

3 à 5 jours

LE BODYTITE EN RÉSUMÉ

But de l’intervention

Affiner une zone et rétracter sa peau dans le même geste, quand elle a perdu une partie de son élasticité

Durée de l’intervention

1 h à 2 h selon les zones

Type d’anesthésie

Locale tumescente, avec ou sans sédation

Durée du séjour

Hospitalisation de jour

Éviction sociale

3 à 5 jours

La canule aspire, la chaleur rétracte

Le BodyTite s’adresse à une peau qui a perdu une partie de son ressort sans former un vrai excès : le cas le plus fréquent sur les bras qui pendent, et souvent celui de la face interne des cuisses ou du ventre après une grossesse.

Une liposuccion classique retire la graisse et laisse la peau se réadapter seule. Quand elle est élastique, elle le fait. Quand elle ne l’est plus tout à fait, elle flotte sur le volume disparu, et le résultat déçoit. C’est exactement ce défaut que le BodyTite corrige : une canule aspire la graisse pendant qu’un courant de radiofréquence chauffe, de façon mesurée, la graisse restante, les cloisons fibreuses qui la traversent et la face profonde du derme. Les fibres de collagène se contractent aussitôt, puis la peau fabrique du collagène neuf pendant des mois. Elle se rétracte au lieu de pendre.

Le BodyTite ne retire pas de peau. Il la rétracte, et une peau qui se rétracte a besoin d’un minimum d’élasticité pour le faire. Quand l’excès cutané est franc, quand on le saisit à pleine main et qu’il reste plissé, la réponse est un lifting, avec sa cicatrice. Le BodyTite est la troisième voie, entre la liposuccion seule et le lifting, et pour beaucoup de patientes c’est la bonne.

Ce que la radiofréquence change vraiment

Le résultat d’une liposuccion se joue autant sur la peau que sur la graisse. Les séries publiées sur la liposuccion assistée par radiofréquence mesurent une rétraction de la surface cutanée de l’ordre d’un tiers à un an, là où une liposuccion classique n’en obtient qu’une fraction. Sur un bras, cela signifie un bras plus fin dont la peau suit, sans la cicatrice de l’aisselle au coude. Sur une face interne de cuisse, une peau qui ne se ride plus au moindre mouvement. Dans notre pratique, sur un relâchement modéré, le résultat est franchement bon.

La sécurité du geste tient au contrôle de la température. Une sonde mesure en continu la chaleur à la pointe de la canule et une autre à la surface de la peau ; l’appareil coupe l’énergie dès que le seuil fixé est atteint, et la canule reste en mouvement. On chauffe assez pour obtenir la rétraction, pas au-delà.

Ni une liposuccion seule, ni un lifting : entre les deux

1. Ce qui vous gêne, et où

Les bras sont la première demande, suivis de la face interne des cuisses, des genoux, du ventre et des flancs après une grossesse ou une perte de poids modérée, et du dos. Chez l’homme, la poitrine et les flancs. Pour le visage et le cou, le même principe existe sous le nom de FaceTite, avec des pièces à main plus fines ; c’est une autre consultation.

2. L’examen : le test du pincement

Debout, je pince la peau de la zone entre deux doigts, j’apprécie l’épaisseur de la graisse, puis je relâche. Une peau qui revient aussitôt n’a pas besoin de radiofréquence : une liposuccion suffit. Une peau qui revient lentement, qui garde un instant la marque du pli, est la bonne candidate. Une peau qui reste plissée et que l’on peut tirer sans résistance ne se rétractera pas assez : c’est une indication de lifting, et je vous le dis.

3. Votre historique de poids

Une perte de poids récente ou en cours demande d’attendre la stabilisation : la peau continue de se détendre tant que le poids bouge. Un poids stable depuis six mois est la règle.

4. Ce qui n’est pas une indication

Un excès cutané franc, une peau très fine et abîmée par le soleil ou par des vergetures nombreuses, une demande de perte de poids. Le BodyTite affine et retend, il ne fait pas maigrir.

5. Ce qui doit être écarté avant

Un stimulateur cardiaque ou un défibrillateur implanté, une grossesse, une infection de la zone, un trouble connu de la cicatrisation, une tendance aux chéloïdes. Un matériel métallique dans la zone traitée se discute au cas par cas.

6. Les risques, dits clairement

Ceux de toute liposuccion : ecchymoses, gonflement, sérome, irrégularités de surface, troubles transitoires de la sensibilité, infection rare. Et ceux propres à la chaleur : une brûlure superficielle de la peau, rare depuis que la température est mesurée en continu mais possible ; des zones indurées, parfois de petits nodules, qui mettent quelques semaines à quelques mois à s’assouplir ; une coloration brune passagère chez les peaux mates. Et une rétraction insuffisante, si l’élasticité résiduelle a été surestimée : la réponse est alors un lifting, sans que le BodyTite l’ait compromis.

7. Votre santé et vos traitements

Antécédents, médicaments, compléments alimentaires. Les anticoagulants, l’aspirine et les anti-inflammatoires se suspendent selon un calendrier précis. Le tabac gêne la cicatrisation et la rétraction : arrêt un mois avant et un mois après.

La loi n’autorise pas ce geste avant dix-huit ans pour un motif esthétique.

VOTRE INTERVENTION

Comment se passe la journée

Vous arrivez le matin. Je trace les zones debout, parce que la graisse et la peau ne se placent pas de la même façon allongée. Les photographies de départ sont faites à ce moment.

Le geste se déroule le plus souvent sous anesthésie locale tumescente : la zone est infiltrée d’un grand volume de sérum contenant un anesthésique et un vasoconstricteur, ce qui l’insensibilise, limite les saignements et protège les tissus de la chaleur. Une sédation s’y ajoute selon votre préférence, ou une anesthésie générale si plusieurs zones sont traitées dans la même séance.

Par deux ou trois incisions de quelques millimètres, placées dans un pli ou près d’une articulation, la canule du BodyTite passe sous la peau pendant que l’électrode externe glisse à la surface. La radiofréquence circule entre les deux, la graisse chauffée est aspirée dans le même temps, et l’appareil affiche les températures en continu. Chaque zone reçoit sa dose, puis le geste se termine par une liposuccion classique de finition pour régulariser la surface.

Les incisions sont refermées par un point ou laissées ouvertes un jour pour drainer le sérum d’infiltration, ce qui est normal et attendu. Un vêtement de compression est mis en place avant votre réveil. Vous rentrez chez vous le jour même, accompagnée.

Ce qui doit vous faire appeler : une douleur qui augmente au lieu de diminuer après le troisième jour, une fièvre au-delà de 38 °C, une zone de peau qui change de couleur ou se couvre d’une cloque, un gonflement brutal d’un seul côté. Le numéro figure sur votre feuille de sortie.

La rétraction se sent avant de se voir

APRÈS L’INTERVENTION

Les premiers jours

La zone est gonflée, sensible et marquée d’ecchymoses ; un écoulement rosé par les incisions est habituel pendant vingt-quatre à quarante-huit heures. La douleur ressemble à des courbatures intenses et cède aux antalgiques simples. Une sensation de peau cartonnée, tendue, un peu engourdie, s’installe : c’est la rétraction qui commence, elle se sent avant de se voir.

Ce que vous avez à faire

Porter le vêtement de compression jour et nuit pendant deux à trois semaines, puis le jour seul pendant deux à trois semaines encore. Marcher dès le premier jour. Éviter le sport, les bains, le sauna et l’exposition au soleil de la zone pendant un mois. Des massages de drainage, à partir de la deuxième semaine, accélèrent la résorption de l’œdème et assouplissent les zones indurées.

Le calendrier de la reprise

  • 3 à 5 jours — travail sédentaire, vie sociale avec le vêtement sous les habits
  • 2 à 3 semaines — les ecchymoses ont disparu, le gonflement diminue nettement
  • 4 semaines — sport, piscine ; la zone est déjà plus fine
  • 3 mois — la rétraction cutanée est bien visible, les indurations s’assouplissent
  • 6 mois à 1 an — le résultat définitif s’apprécie, la peau a fini de se retendre

Le suivi

Je revois systématiquement à une semaine, à un mois, à trois mois et à six mois. Le résultat se juge tard, parce que la rétraction est un phénomène biologique qui se poursuit longtemps après la disparition du gonflement. Une retouche, si elle s’avère nécessaire, ne se décide pas avant six mois. Le résultat est durable : la graisse aspirée ne revient pas, et la peau retendue vieillit ensuite à son rythme, avec votre poids.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Est-ce une opération ?
Oui, une intervention chirurgicale peu invasive : des incisions de quelques millimètres, sans grande incision, mais avec une anesthésie, un bloc opératoire et une convalescence. Ce n’est pas un traitement de cabinet.

Peut-on faire du BodyTite sans liposuccion ?
Techniquement oui, mais c’est rarement utile : la rétraction est meilleure quand la graisse a été retirée et que la peau peut se réappliquer sur un plan plus mince. Chez nous, les deux vont ensemble.

Quelle différence avec le Morpheus 8 ?
Le Morpheus 8 chauffe le derme depuis la surface, par micro-aiguilles, en plusieurs séances : il améliore la texture et la densité de la peau, avec une rétraction modeste. Le BodyTite chauffe depuis l’intérieur, en une séance, sur toute l’épaisseur du tissu sous-cutané, et il retire la graisse en même temps. L’un traite la qualité de la peau, l’autre son relâchement. Ils se complètent parfois, à quelques mois d’intervalle.

Le résultat remplace-t-il un lifting des bras ?
Sur un relâchement modéré, oui, et sans la cicatrice. Sur un excès franc, non : c’est l’examen en consultation qui tranche, et je vous montre sur votre propre bras ce que chaque option donnerait.

Combien de zones dans la même séance ?
Deux ou trois, en général : les deux bras et les genoux, ou les deux faces internes de cuisse et le ventre. Au-delà, on programme deux séances.

Combien de temps dois-je m’arrêter ?
Trois à cinq jours pour un travail sédentaire. Le vêtement de compression se porte sous les habits et ne se voit pas.

Les incisions se voient-elles ?
Elles font trois à quatre millimètres, sont placées dans un pli ou près d’une articulation, et deviennent presque invisibles en quelques mois.

Est-ce douloureux ?
Pendant l’intervention, non. Les jours suivants, la sensation ressemble à de fortes courbatures avec une peau tendue, contrôlée par les antalgiques habituels.

Le résultat dure-t-il ?
La graisse aspirée ne revient pas et la rétraction obtenue est acquise. La peau continue ensuite de vieillir normalement, et une prise de poids importante peut modifier le résultat.

À partir de quel âge ?
Dix-huit ans. La loi belge n’autorise pas la chirurgie esthétique avant cet âge.

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