RHINOPLASTIE MÉDICALE

En résumé

  • But du traitement : Camoufler une bosse ou soutenir la pointe avec de l’acide hyaluronique
  • Nombre de séances : 1 séance, retouche possible à deux semaines
  • Anesthésie : Crème anesthésiante et lidocaïne dans le gel
  • Résultat / durée : 9 à 18 mois
  • Éviction sociale : 0 à 2 jours ; un bleu peut persister une semaine

Indications

Une bosse modérée, une pointe qui tombe légèrement, un creux à la racine du nez, ou une petite irrégularité après une chirurgie ancienne, avec le risque accru décrit plus bas. Le nez paraît plus droit ; il n’est pas plus petit.

Limites

Un nez large, un nez long, une gêne respiratoire. Dans ces cas la réponse est chirurgicale, et la consultation le dit.

RHINOPLASTIE MÉDICALE EN RÉSUMÉ

But du traitement

Camoufler une bosse ou soutenir la pointe avec de l’acide hyaluronique

Nombre de séances

1 séance, retouche possible à deux semaines

Anesthésie

Crème anesthésiante et lidocaïne dans le gel

Résultat / durée

9 à 18 mois

Éviction sociale

0 à 2 jours ; un bleu peut persister une semaine

Un profil corrigé par addition, jamais par soustraction

La rhinoplastie médicale ne retire rien. Elle dépose de petites quantités d’acide hyaluronique au-dessus et au-dessous d’une bosse pour que la ligne du profil redevienne droite, ou sous la pointe pour la soutenir. Le nez gagne un à deux millimètres de hauteur là où le produit est déposé, et paraît plus fin parce que son contour est devenu régulier. C’est un effet d’optique, obtenu avec un produit résorbable.

À qui elle s’adresse

Elle convient à une bosse modérée, à une pointe qui tombe légèrement, à un creux à la racine du nez, ou à une irrégularité qui persiste longtemps après une rhinoplastie chirurgicale. Elle ne convient pas à un nez que l’on trouve trop grand ou trop large, ni à une pointe très tombante, ni à une gêne respiratoire, qui relève de la chirurgie : ajouter du volume n’y change rien.

Elle ne préfigure pas non plus le résultat d’une chirurgie, qui procède par réduction.

Le déroulement de la séance

La séance commence par des photographies de face et de profil, puis par une crème anesthésiante laissée en place vingt à trente minutes et retirée avant l’injection, pour que la couleur de la peau reste lisible pendant le geste. Le gel lui-même contient de la lidocaïne. Les injections sont faites en petites quantités, sur la ligne médiane du nez et au contact du plan profond, à l’aiguille ou à la canule selon la zone. Le temps d’injection est court ; la consultation, les photographies et la surveillance qui suit prennent plus de temps que lui.

L’effet se voit dès la fin des injections ; il se juge à deux semaines, une fois l’œdème résorbé. Un bleu peut persister une semaine. On évite d’appuyer sur le nez et de porter des lunettes lourdes pendant une semaine.

Ce que dure l’effet

Le nez est une zone peu mobile, à peau fine, où un gel ferme se résorbe en neuf à dix-huit mois selon le produit et la quantité déposée. Comme partout ailleurs, une partie du produit persiste au-delà de l’effet visible : une deuxième séance ne repart pas de zéro, et le plan d’injection en tient compte.

LE NEZ EST UNE ZONE À HAUT RISQUE VASCULAIRE

Les suites habituelles sont un œdème et une ecchymose, avec une sensibilité de quelques jours. Une asymétrie ou un petit nodule palpable peuvent demander une retouche ou une dissolution du produit. Plus rarement : une infection, une réaction inflammatoire retardée avec des nodules qui apparaissent plusieurs mois après, un étalement du gel sur les côtés du dorsum qui élargit le nez quand les séances se répètent, une teinte bleutée sous une peau très fine. Toutes se traitent, certaines par dissolution du produit.

Le risque vasculaire

Le risque grave est vasculaire, et le nez fait partie des zones du visage où il est le plus élevé. L’artère dorsale du nez naît de l’artère ophtalmique, qui irrigue la rétine ; l’artère angulaire et les artères nasales latérales, venues de l’artère faciale, la rejoignent. Un gel injecté dans un de ces vaisseaux peut nécroser la peau de la pointe, de l’aile ou du dorsum ; s’il reflue vers l’artère ophtalmique, il peut provoquer une cécité, exceptionnellement un accident vasculaire cérébral. Ces accidents sont rares mais décrits. Un volume inférieur à un dixième de millilitre suffit à obstruer l’artère : c’est le siège de l’injection qui compte, pas la quantité totale.

Le risque augmente après une rhinoplastie chirurgicale, parce que les vaisseaux ont été déplacés, que la circulation de secours est réduite et que la fibrose empêche le gel de se répartir. C’est une demande fréquente, et celle qui impose le plus de prudence.

Précautions au cabinet

Injecter sur la ligne médiane, au contact du plan profond, lentement et en petites quantités ; préférer la canule là où elle est plus sûre que l’aiguille ; disposer d’hyaluronidase au cabinet, avec un protocole d’urgence écrit et connu de l’équipe. Ces précautions sont appliquées ici. Elles diminuent le risque sans l’annuler, et l’hyaluronidase, injectée à fortes doses et répétée, ne garantit pas la récupération visuelle quand l’œil est touché. Certaines demandes sont refusées pour cette raison.

Une douleur inhabituelle, une peau blanche ou marbrée de violet sur le nez ou le front, un trouble de la vision ou un mal de tête brutal dans les heures qui suivent imposent d’appeler immédiatement le numéro remis en fin de séance. L’hyaluronidase est d’autant plus efficace qu’elle est injectée tôt.

QUAND LA CHIRURGIE S'IMPOSE

La seringue ne réduit pas un nez et ne corrige ni une cloison déviée ni une respiration gênée ; son effet disparaît. Quand la demande porte sur la taille, la largeur ou la fonction, la réponse est la rhinoplastie chirurgicale.

Le produit et les contre-indications

Le gel utilisé est un acide hyaluronique ferme, dispositif médical de classe III, choisi pour sa tenue. Le geste est reporté ou refusé en cas de grossesse ou d’allaitement, de poussée d’herpès, d’infection cutanée ou dentaire en cours, d’allergie à la lidocaïne ou à l’acide hyaluronique, de maladie inflammatoire active, de traitement anticoagulant non discuté, de produit permanent déjà injecté dans le nez, ou de chirurgie du nez de moins d’un an.

Qui injecte, et comment l’indication se décide

Les injections sont réalisées par le Dr Anouk Herszkowicz et par le Dr Daniel Meunier, chirurgien plasticien qui pratique aussi la rhinoplastie chirurgicale. L’indication se décide après examen du profil, de la peau et des antécédents du nez.

Ce traitement répond au besoin : redessiner son nez.

But du traitement

Camoufler une bosse ou soutenir la pointe avec de l’acide hyaluronique

Nombre de séances

1 séance, retouche possible à deux semaines

Anesthésie

Crème anesthésiante et lidocaïne dans le gel

Résultat / durée

9 à 18 mois

Éviction sociale

0 à 2 jours ; un bleu peut persister une semaine

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