ACIDE HYALURONIQUE

En résumé

  • But du traitement : Restaurer un volume, combler une ride
  • Nombre de séances : 1 séance
  • Anesthésie : Crème anesthésiante
  • Résultat / durée : 6 à 18 mois
  • Éviction sociale : 3 à 7 jours

ACIDE HYALURONIQUE EN RÉSUMÉ

But du traitement

Restaurer un volume, combler une ride

Nombre de séances

1 séance

Anesthésie

Crème anesthésiante

Résultat / durée

6 à 18 mois

Éviction sociale

3 à 7 jours

Un seul nom de molécule, des gestes qui n'ont rien de commun

Quand on parle d’acide hyaluronique, on nomme une molécule, pas un traitement. Le gel qui restaure une pommette et celui qui adoucit une ridule de la lèvre portent le même nom sur la notice sans rien avoir en commun : ni la consistance, ni la profondeur de dépôt, ni le geste. Ce qui compte est le gel choisi et le plan d’injection.

Une masse qui occupe la place, et de l’eau qui reste

L’acide hyaluronique agit de deux façons. La première est mécanique : le gel occupe un volume, soulève, comble, projette, et cet effet de masse est visible dès la fin de la séance. La seconde tient à sa capacité à retenir l’eau, qui hydrate le tissu où il est déposé.

Les propriétés physiques du gel décident du reste. Sa fermeté, sa cohésivité et son degré de réticulation déterminent son comportement une fois en place. Les produits fermes sont injectés en profondeur, au contact de l’os, pour restaurer une pommette, projeter un menton, redessiner un angle mandibulaire. Les produits souples vont dans le derme, pour un sillon, une ridule, une lèvre. Un gel ferme placé trop superficiellement se voit et se palpe.

Traiter le soutien plutôt que la ride désignée du doigt

Une approche s’est imposée : plutôt que de remplir la ride que la patiente montre dans le miroir, on traite les zones de soutien dont l’affaissement l’a fait apparaître. Restaurer un appui malaire modifie ce qui se passe plus bas, et la ride se corrige en partie sans être touchée.

Son statut doit être annoncé : c’est un consensus d’experts, une grammaire d’injection, pas une supériorité démontrée. Aucun essai randomisé n’a établi qu’elle donnait de meilleurs résultats qu’une autre.

Immédiat, puis une à deux semaines d'attente

Le résultat est visible tout de suite, ce qui fait l’intérêt du produit et son piège : l’œdème des premiers jours le fait paraître plus important qu’il ne sera. Comptez une à deux semaines avant de juger.

La durée varie de six à dix-huit mois selon le produit, la zone et la mobilité musculaire de la région, et atteint vingt-quatre mois pour certains volumateurs profonds.

Le produit reste plus longtemps que son effet

Un point rarement écrit mérite de l’être : la persistance du produit visible à l’IRM dépasse souvent nettement la durée de l’effet clinique perçu. Quand vous avez l’impression que tout est parti, il reste fréquemment du produit en place. Cela change la façon de raisonner les séances suivantes : réinjecter la même quantité année après année revient à empiler. Une consultation sérieuse tient compte de ce qui a déjà été mis.

Ce que l’acide hyaluronique ne fera pas

Il ne remplace pas un lifting. Il ne traite pas un relâchement cutané réel : sur une peau qui a perdu sa tenue, le volume alourdit sans retendre. Il n’améliore pas la texture de surface, et il ne régénère rien.

Quand la demande porte sur une peau qui tombe, la réponse est chirurgicale et mène au deep plane facelift plutôt qu’à la seringue. Quand elle porte sur une ride creusée par la contraction, c’est la toxine botulique qui est concernée, et quand elle porte sur la trame du derme, les biostimulateurs de collagène.

Sur le nez, l’injection a ses règles et son risque propres, décrits sur la fiche rhinoplastie médicale.

NODULES, EFFET TYNDALL, ŒDÈME QUI S'INSTALLE

Les suites habituelles sont les ecchymoses et l’œdème. D’autres complications sont bien identifiées : des nodules, un effet Tyndall, teinte bleutée d’un produit déposé trop superficiellement, des nodules inflammatoires retardés qui apparaissent parfois des mois plus tard, déclenchés par une infection virale ou une vaccination, une migration du produit hors de sa zone, et en région péri-orbitaire un œdème malaire chronique.

L’occlusion vasculaire est le risque qui compte

Le risque grave est vasculaire. Injecté dans une artère, ou la comprimant, le produit peut faire nécroser la peau qu’elle irrigue. Plus grave, une embolisation rétrograde vers l’artère ophtalmique, par les artères supratrochléaire, dorsale du nez et angulaire, peut provoquer une cécité. Des accidents vasculaires cérébraux ont été rapportés après injection faciale.

Les zones à haut risque sont connues : la glabelle, le nez, le sillon naso-génien, le front et la région péri-orbitaire. Ce sont aussi des zones très demandées, y compris pour les cernes creux. Elles se traitent en connaissant l’anatomie, avec une technique adaptée, et en acceptant de renoncer quand le risque l’emporte sur le bénéfice attendu. La même prudence vaut pour l’augmentation des lèvres.

Cinq essais, cinquante-trois sujets, aucun sur le visage

Sur l’hyaluronidase, la vérité mérite d’être écrite. L’antidote existe, il dégrade l’acide hyaluronique injecté, et il doit être disponible au cabinet avec un protocole d’urgence écrit et connu de l’équipe. Exigence minimale, respectée ici.

Mais une revue de 2022 a montré qu’il n’existe aucun essai randomisé, aucun essai clinique et aucune étude cas-témoin portant sur la réversion faciale, sur la gestion des surcorrections, des nodules inflammatoires ou de l’ischémie tissulaire. Les cinq essais randomisés existants portent sur des injections d’avant-bras, de bras et de dos, chez cinquante-trois sujets au total. La pratique d’urgence repose donc sur du consensus. Et l’hyaluronidase rétrobulbaire, dans l’occlusion de l’artère ophtalmique, a un succès global limité, très dépendant de la précocité de l’administration.

La formulation exacte est celle-ci : il existe un antidote, il doit être disponible, il ne garantit pas la récupération visuelle. Le présenter comme un filet de sécurité qui rendrait le geste anodin, c’est dire autre chose que les données.

CLASSE III, ET ANNEXE XVI DEPUIS JUIN 2023

Les gels injectables sont des dispositifs médicaux de classe III, et relèvent depuis juin 2023 de l’annexe XVI du règlement européen sur les dispositifs médicaux, qui encadre les produits sans finalité médicale. Les exigences pesant sur les fabricants et sur la traçabilité s’en trouvent renforcées.

Solide pour la correction, plus incertain pour le reste

Le niveau de preuve est solide pour la correction volumétrique et le comblement. Il est modéré pour les protocoles qui traitent l’ensemble du visage. Quant aux complications vasculaires, elles ne sont documentées que par des séries de cas, ce qui explique l’absence de conduite d’urgence validée par des essais.

Qui injecte, et comment l’indication se décide

Les injections sont réalisées par le Dr Anouk Herszkowicz et par le Dr Daniel Meunier. L’indication se décide après examen du visage, en tenant compte de ce qui a déjà été injecté et de la zone concernée. Certaines demandes sont refusées : zone à haut risque et bénéfice faible, ou réponse qui relève de la chirurgie.

Ce traitement répond au besoin : les rides.

But du traitement

Restaurer un volume, combler une ride

Nombre de séances

1 séance

Anesthésie

Crème anesthésiante

Résultat / durée

6 à 18 mois

Éviction sociale

3 à 7 jours

Parlons-en en consultation

On examine, on explique, on décide ensemble. Rien ne se fait le jour même.

Vous désirez prendre rendez-vous ? Vous n’avez pas trouvé la réponse à la question qui vous préoccupe ?

Pour ne pas remettre mes questions de beauté toujours à plus tard, merci de me rappeler sur base des données ci-dessous.

Prendre rendez-vous en contactant notre secrétariat
+ 32 2 661.31.20

VOUS SOUHAITEZ RECEVOIR LA NEWSLETTER MY BEAUTY ROOM

Recevez par e-mail les actualités et les conseils de la Clinic 135.