PRP CAPILLAIRE
En résumé
- But du traitement : Densifier la chevelure, en complément du traitement médical
- Nombre de séances : Plusieurs séances puis entretien
- Anesthésie : Froid et crème anesthésiante
- Résultat / durée : 3 à 6 mois
- Éviction sociale : 24 à 48 heures
PRP CAPILLAIRE EN RÉSUMÉ
But du traitement
Densifier la chevelure, en complément du traitement médical
Nombre de séances
Plusieurs séances puis entretien
Anesthésie
Froid et crème anesthésiante
Résultat / durée
3 à 6 mois
Éviction sociale
24 à 48 heures
Le bilan passe avant la seringue
Le plasma riche en plaquettes s’obtient à partir d’une prise de sang, centrifugée pour concentrer les plaquettes, puis injecté dans le cuir chevelu. Le principe est simple. Ce qui l’est moins, c’est de savoir dans quelle situation cette injection a du sens, et à côté de quoi elle doit se placer.
Avant toute injection, nous faisons un bilan étiologique : fer, thyroïde, vitamine D, bilan hormonal chez la femme. Nous posons aussi un diagnostic différentiel, parce que toutes les chutes ne se ressemblent pas.
Un effluvium télogène, cette chute diffuse et brutale qui suit un accouchement, une chirurgie, un régime ou une maladie, se résout le plus souvent quand la cause est corrigée. Une alopécie de traction, liée à des coiffures serrées répétées, demande d’abord de lever la contrainte mécanique. Une alopécie cicatricielle détruit le follicule et relève d’une prise en charge dermatologique spécifique, où injecter du plasma serait hors sujet. L’alopécie androgénétique, enfin, est une évolution progressive et hormonodépendante, qui répond à une autre logique.
C’est l’étape que la plupart des pages consacrées au PRP capillaire passent sous silence. Elle détermine pourtant l’essentiel du résultat, parce qu’un traitement adapté à la mauvaise cause ne fonctionne pas.
Vingt-sept essais, mille cent dix-sept sujets
Une méta-analyse publiée en 2023, portant sur 27 essais contrôlés et 1 117 sujets, retrouve une augmentation de densité capillaire d’environ 25,6 cheveux par cm² par rapport au sérum physiologique à moyen terme. La qualité de preuve associée à ce résultat est faible, en raison de l’hétérogénéité des protocoles et du risque de biais des études incluses. Les deux informations vont ensemble, et nous vous donnons la seconde en même temps que la première.
Une autre revue, publiée en 2024 et portant sur 6 essais randomisés et 343 patients, montre que le PRP associé au traitement médical local fait mieux que l’un ou l’autre pris isolément, avec un gain d’environ 9 cheveux par cm² et de 4,7 micromètres de diamètre.
Adjuvant, pas substitut
C’est le message central de cette page. Le PRP se place à côté des traitements médicaux de référence de la perte de cheveux, pas à leur place. Les patients qui viennent chercher une alternative à un traitement médical prescrit repartent souvent avec une proposition différente de celle qu’ils imaginaient : poursuivre ou instaurer le traitement de fond, et discuter ensuite de l’intérêt d’y ajouter des injections.
Une zone totalement dégarnie, où il n’y a plus de follicule, ne relève ni du PRP ni d’un traitement médical. Elle relève de la greffe de cheveux, qui déplace des follicules vivants vers une zone qui n’en a plus. Aucune injection ne fait repousser ce qui n’existe plus.
« Le PRP » n’est pas un produit unique
Quand vous lisez « PRP », vous lisez en réalité une famille de préparations. La vitesse et la durée de centrifugation, le nombre de tours, le type de tube, l’activation ou non, la concentration plaquettaire finale et le volume injecté varient d’un cabinet à l’autre. Ces différences pèsent sur les résultats et expliquent une partie de l’hétérogénéité constatée dans les études.
Nous vous décrivons donc notre protocole plutôt qu’un principe général : le volume de sang prélevé, le mode de centrifugation utilisé, le volume injecté, le rythme des séances proposé et les critères sur lesquels nous jugerons de l’intérêt de poursuivre. Vous pouvez comparer ce protocole à celui d’un autre praticien ; c’est une information légitime.
CE QUE VOUS RESSENTEZ, ET CE QUI EST RAPPORTÉ
Le prélèvement est une prise de sang classique. L’injection dans le cuir chevelu est désagréable : le cuir chevelu est richement innervé et les points d’injection sont nombreux. Nous utilisons du froid et une anesthésie de contact pour rendre la séance supportable.
Aucun événement indésirable grave n’a été rapporté avec cette technique. Les suites habituelles sont une douleur pendant la séance, une rougeur et un œdème du cuir chevelu pendant vingt-quatre à quarante-huit heures. Comme après toute effraction cutanée, une infection locale reste possible, et un hématome au point de ponction peut survenir.
Comment nous jugeons si cela vaut la peine de continuer
Le suivi repose sur des critères objectivables : photographies standardisées prises dans les mêmes conditions, comptage sur zone repérée, évolution du diamètre des cheveux. L’impression subjective d’un patient devant son miroir le matin est utile mais insuffisante pour décider de poursuivre un protocole d’injections.
Si les repères montrent une stabilisation ou une amélioration, nous continuons à un rythme d’entretien. Si rien ne bouge, nous vous le disons et nous réexaminons l’indication plutôt que d’ajouter des séances.
Le même plasma est utilisé sur le visage, dans une autre logique et pour une autre indication, décrite sur la page consacrée au PRP du visage.
QUI POSE L'INDICATION
Le bilan, le diagnostic et l’indication sont posés en consultation par le Dr Daniel Meunier, avec un examen du cuir chevelu et une analyse de l’ancienneté et du mode d’installation de la chute. Il arrive que cette consultation aboutisse à une prise de sang et à un traitement médical, sans aucune injection.
Ce traitement s’inscrit dans la prise en charge médicale de la chute de cheveux.
But du traitement
Densifier la chevelure, en complément du traitement médical
Nombre de séances
Plusieurs séances puis entretien
Anesthésie
Froid et crème anesthésiante
Résultat / durée
3 à 6 mois
Éviction sociale
24 à 48 heures
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On examine, on explique, on décide ensemble. Rien ne se fait le jour même.