LASER CO2 FRACTIONNÉ
En résumé
- But du traitement : Resurfacer une peau photovieillie
- Nombre de séances : 1 à 2 séances
- Anesthésie : Locale ou sédation
- Résultat / durée : 3 à 6 mois
- Éviction sociale : 5 à 10 jours
LASER CO2 FRACTIONNÉ EN RÉSUMÉ
But du traitement
Resurfacer une peau photovieillie
Nombre de séances
1 à 2 séances
Anesthésie
Locale ou sédation
Résultat / durée
3 à 6 mois
Éviction sociale
5 à 10 jours
Des microcolonnes, pas une surface entière
Le laser CO2 fractionné est le traitement le plus exigeant que nous proposons sur la peau du visage, et le plus efficace sur certaines indications. Ces deux caractéristiques vont ensemble. Une page honnête sur ce sujet doit consacrer autant de place aux suites qu’aux résultats, parce que c’est sur les suites que se joue la satisfaction des patients.
Le laser CO2 émet à 10 600 nm, une longueur d’onde absorbée par l’eau des tissus. Le faisceau vaporise des microcolonnes de peau et laisse intacte la peau située entre elles. Ces zones épargnées servent de réservoir de cicatrisation et expliquent que la récupération soit plus rapide qu’avec un resurfaçage total, où toute la surface est traitée d’un bloc.
La chaleur délivrée autour de chaque colonne entraîne une contraction immédiate, puis une reconstruction progressive du derme qui se poursuit pendant plusieurs mois. Ce que vous voyez à six semaines n’est pas le point final.
Le photovieillissement sévère, la bouche, les cicatrices
Les indications où ce laser donne le plus sont le photovieillissement sévère, cette peau épaissie, irrégulière et ridée par des décennies d’exposition, les rides péri-orales, ces plissements verticaux autour de la bouche que les injections corrigent mal, et les cicatrices d’acné. Sur ces trois indications, le niveau de preuve est solide.
Le bronzage et le phototype décident de la date
On ne traite pas une peau bronzée. Le bronzage augmente le risque de trouble pigmentaire après le laser, ce qui impose de repousser la séance et d’organiser le traitement en dehors des périodes d’exposition.
Les phototypes IV à VI exposent à un risque élevé d’hyperpigmentation post-inflammatoire. Cela ne ferme pas la porte, cela impose une discussion franche, des réglages différents et parfois une autre technique.
Le cou est une zone à haut risque cicatriciel, la peau y étant fine et les annexes cutanées moins nombreuses. Nous y allons avec des réglages prudents, ou pas du tout.
Si votre demande porte d’abord sur des taches brunes, l’évaluation se fait séparément et oriente souvent vers le laser des taches brunes. Si votre gêne vient d’un excès de peau sur les paupières, aucun laser ne remplace la chirurgie des paupières.
Cinq à dix jours d’éviction, puis des semaines de rouge
Voici les suites, sans les adoucir. Comptez une éviction sociale de cinq à dix jours : la peau suinte, gonfle, forme des croûtelles, puis desquame. Ce n’est pas une gêne discrète, c’est un visage qu’on ne montre pas au travail.
Ensuite vient l’érythème, cette rougeur diffuse qui persiste un à trois mois. Elle se camoufle au maquillage mais elle est là, et son délai de disparition ne se négocie pas.
Pendant toute cette période, la photoprotection est stricte, quotidienne, y compris derrière une vitre et par temps couvert. C’est la condition qui pèse le plus lourd sur le résultat final, et c’est la vôtre.
Le traitement se planifie donc en fonction de votre agenda professionnel et de la saison. Une séance en mai n’a pas le même sens qu’une séance en octobre.
CE QUE LE LASER NE RÈGLE PAS
Un resurfaçage travaille la surface et le derme. Il ne retend pas un tissu qui tombe et ne remplace pas un geste chirurgical quand l’excès cutané domine. Il ne remplace pas non plus le traitement de fond d’une acné active : traiter des cicatrices pendant que la maladie évolue expose à en fabriquer de nouvelles. Sur des irrégularités superficielles ou un teint terne, les peelings médicaux répondent souvent mieux, avec des suites sans commune mesure.
Les risques, y compris celui qui arrive tard
L’hyperpigmentation post-inflammatoire est le risque principal sur les phototypes foncés. Elle survient dans les semaines qui suivent, se traite, mais demande de la patience.
La réactivation d’un herpès est fréquente après un resurfaçage, y compris chez des patients qui n’en font plus depuis longtemps. Une prophylaxie systématique est prescrite avant la séance.
Une infection est possible sur une peau dont la barrière est temporairement absente, d’où des consignes de soins précises. Une cicatrice peut survenir, en particulier sur les zones à peau fine et sur le cou.
Le plus difficile de tous est l’hypopigmentation retardée : une zone traitée qui s’éclaircit et devient plus pâle que la peau environnante, parfois plusieurs années après la séance. Elle est tardive, elle ne prévient pas, et nous ne savons pas la corriger. Ce risque doit entrer dans votre décision, même s’il est peu fréquent.
L'ERBIUM ET LE NON ABLATIF NE VISENT PAS LA MÊME CHOSE
L’erbium YAG à 2 940 nm agit de façon plus « propre », avec une éviction plus courte et moins d’effet sur la laxité. Le fractionné non ablatif offre une éviction minime, mais des résultats nettement moindres et un nombre de séances plus élevé. Ces options existent et sont parfois les bonnes. Le choix se fait en mettant en balance ce que vous voulez obtenir et ce que vous pouvez assumer comme suites.
Qui pose l’indication
L’indication se décide en consultation avec le Dr Daniel Meunier et le Dr Anouk Herszkowicz, après examen de votre peau, de votre phototype, de vos antécédents d’herpès et de votre exposition solaire prévisible dans les mois qui suivent. Quand ces conditions ne sont pas réunies, nous reportons ou nous proposons autre chose.
Ce traitement répond au besoin : atténuer les rides.
But du traitement
Resurfacer une peau photovieillie
Nombre de séances
1 à 2 séances
Anesthésie
Locale ou sédation
Résultat / durée
3 à 6 mois
Éviction sociale
5 à 10 jours
Parlons-en en consultation
On examine, on explique, on décide ensemble. Rien ne se fait le jour même.