DEEP PLANE FACELIFT DU VISAGE ET DU COU

En résumé

  • Durée de l’intervention : 2h30 à 3h30
  • Type d’anesthésie : Anesthésie générale
  • Durée du séjour : One-day
  • Eviction sociale : 10 à 14 jours

LE deep plane facelift en résumé

But de l’intervention

Restaurer l’ovale du visage, retendre le bas du visage et le cou

Durée de l’intervention

2h30 à 3h30

Type d’anesthésie

Anesthésie générale

Durée du séjour

One-day

EVICTION SOCIALE

10 à 14 jours

Un lifting qui travaille sous le muscle, pas sur la peau

Sous la peau du visage court une nappe de tissu musculaire et fibreux, le SMAS, qui prolonge vers le bas le muscle peaucier du cou. Cette nappe est amarrée au squelette par des ligaments. Avec les années, ces amarres se distendent et l’ensemble descend : la joue glisse vers le sillon nasogénien, l’ovale perd sa ligne, les bajoues apparaissent, le cou s’empâte.

Le deep plane consiste à passer sous cette nappe, à libérer les ligaments qui la retiennent, puis à remonter la peau et le muscle solidaires, d’un seul tenant. La traction porte donc sur les tissus profonds. La peau, elle, est simplement reposée dans sa nouvelle position. C’est ce qui évite l’aspect tiré, et ce qui explique la tenue du résultat sur la mâchoire et sur le cou, les deux zones où un lifting cutané reprend le plus vite.

Une précision, parce que l’inverse se lit souvent. Le deep plane n’est pas une version allégée du lifting. C’est un lifting complet, dont la dissection va plus loin que celle d’un lifting du SMAS classique, avec les mêmes incisions. Ce qui change se joue une fois sous la peau, pas sur la longueur de la voie d’abord.

À qui il s’adresse

Le deep plane répond au relâchement du milieu et du bas du visage : la joue qui tombe, l’ovale qui s’efface, les bajoues, le cou qui s’épaissit ou qui laisse voir deux cordes verticales. La majorité des patients que j’opère de cette façon ont entre 45 et 70 ans.

Avant cet âge, un relâchement qui débute se traite souvent mieux autrement, et je le dis en consultation quand c’est le cas : un minilift, un softlifting, un traitement par radiofréquence ou de la médecine esthétique suffisent à beaucoup de visages. Le deep plane ne corrige pas la qualité de la peau. Il n’efface ni les rides fines de la lèvre supérieure ni les taches, et il ne remplace pas une chirurgie des paupières si la gêne vient du regard. Ces gestes se combinent, mais chacun garde sa fonction.

Ce que vous emportez en partant

VOTRE PREMIÈRE CONSULTATION

Ce que nous regardons ensemble, et ce que vous emportez en partant

1. Ce qui vous dérange, dans vos mots

Je commence par vous écouter décrire ce que vous voyez dans le miroir, et depuis quand. Une patiente qui dit « j’ai l’air fatiguée » et une patiente qui dit « ma mâchoire n’a plus de ligne » ne demandent pas la même chose. Apporter une photo de vous dix ou quinze ans plus tôt aide beaucoup : elle montre ce qui a bougé, et ce qui n’a pas bougé.

2. L’examen

J’apprécie la souplesse de la peau en la pinçant, la mobilité du SMAS en le mobilisant vers le haut, la position de la pommette, l’épaisseur du tissu graisseux sous le menton, la présence de cordes du platysma quand vous serrez les dents. Je note aussi les asymétries que vous avez déjà, parce qu’elles seront toujours là après l’intervention et qu’il vaut mieux les avoir vues ensemble avant. La ligne d’implantation des cheveux et d’éventuelles cicatrices anciennes déterminent le tracé des incisions.

3. Le plan opératoire

Je vous montre sur votre propre visage le vecteur de remontée, c’est-à-dire la direction dans laquelle les tissus vont être repositionnés. Elle est verticale, ou presque, et c’est précisément ce qui distingue un résultat naturel d’un visage tiré vers l’arrière. Nous décidons à ce moment si le cou demande un geste propre, par une petite incision sous le menton.

4. Les gestes que l’on associe parfois

Un visage creusé gagne à recevoir de la graisse prélevée sur vous (lipofilling). Un visage au contraire chargé peut demander une lipoaspiration. Des paupières lourdes relèvent d’une blépharoplastie, qui se fait dans le même temps opératoire. Rien de tout cela n’est systématique. Nous en discutons à partir de votre visage, pas d’un forfait.

5. Les photographies

Je vous montre des résultats de patients opérés par mes soins, dans des situations comparables à la vôtre. Deux visages ne répondent jamais de façon identique : l’épaisseur de la peau, la quantité de graisse, la forme du squelette et l’âge auquel on opère font varier le résultat. Je ne promets pas un visage sur photo, je vous explique ce qui est atteignable sur le vôtre.

6. Les risques, dits clairement

L’hématome est la complication la plus fréquente d’un lifting. Il survient le plus souvent dans les premières heures, et un hématome important se reprend au bloc pour être évacué. Le tabac et une tension artérielle mal contrôlée en augmentent nettement le risque. Vous aurez également une zone engourdie devant et sous l’oreille, qui récupère sur plusieurs mois. Une branche du nerf facial peut souffrir de façon transitoire, avec une faiblesse d’un côté de la bouche ou d’un sourcil qui rentre dans l’ordre en quelques semaines dans l’immense majorité des cas. S’y ajoutent les cicatrices, une asymétrie possible, et une chute de cheveux temporaire au niveau des tempes.

7. Votre santé et vos traitements

Je passe en revue vos antécédents, vos médicaments et vos compléments alimentaires. Les anticoagulants, l’aspirine, les anti-inflammatoires et plusieurs plantes vendues sans ordonnance augmentent le saignement et doivent être arrêtés selon un calendrier précis. Le tabac est le point sur lequel je ne transige pas : arrêt complet un mois avant et un mois après, cigarette électronique comprise, parce que la nicotine ferme les petits vaisseaux qui nourrissent la peau décollée. Une tension artérielle et une apnée du sommeil doivent être équilibrées avant l’intervention.

9. La date, et la préparation

Une fois la date arrêtée, vous recevez des consignes écrites : arrêt du tabac, médicaments à suspendre, coloration des cheveux à faire avant et non après, vêtements qui se boutonnent pour ne pas passer par la tête, présence d’un accompagnant le soir de la sortie, et organisation des deux semaines qui suivent.

VOTRE INTERVENTION

Comment se passe la journée

Vous arrivez à jeun le matin. Debout devant le miroir, je retrace sur votre visage les repères et le vecteur de remontée dont nous avons parlé, parce que les tissus ne tombent pas de la même façon couché et debout.

L’intervention se fait sous anesthésie générale. Les incisions suivent des lignes qui se cachent : une portion dans le cuir chevelu temporal, une portion devant l’oreille au contact du tragus, le contour du lobe, puis le sillon derrière l’oreille et la lisière de la nuque. Après un décollement cutané court, j’entre dans le plan profond, sous le SMAS. J’y libère les ligaments zygomatiques et massétérins qui retiennent la joue, ce qui permet à la peau et au muscle de remonter ensemble, sans être séparés l’un de l’autre.

Le cou se traite le plus souvent dans le même temps, par une incision de deux centimètres sous le menton : rapprochement des deux bords du platysma quand des cordes sont visibles, et retrait mesuré de la graisse quand elle est en excès.

Les tissus profonds sont fixés dans leur nouvelle position par des points solides. La peau est ensuite redrapée, et l’excédent est retiré sans aucune traction, ce qui est la condition d’une cicatrice fine. Selon le saignement, je laisse parfois un drain pour la nuit. Un pansement modelant est posé.

Comptez deux heures et demie à trois heures et demie. Vous rentrez chez vous le soir même, accompagné.

APRÈS L’INTERVENTION

Les premiers jours

Le visage gonfle, davantage le deuxième et le troisième jour que le premier. Des ecchymoses descendent souvent dans le cou et le décolleté, et virent au jaune avant de disparaître. La sensation la plus déroutante n’est pas la douleur, qui reste modérée et bien couverte par les antalgiques, mais une tension sourde et une zone insensible autour des oreilles. Le pansement est retiré au premier contrôle, en général le lendemain. Les fils devant l’oreille partent vers le sixième ou le septième jour, ceux du cuir chevelu un peu plus tard.

Ce que vous avez à faire

Dormez la tête surélevée sur deux oreillers pendant deux semaines, y compris pour la sieste : c’est le geste qui fait le plus pour le gonflement. Appliquez du froid sur les joues les premiers jours, jamais directement sur la peau et jamais sur une zone insensible, qui ne vous préviendra pas d’une brûlure. Ne portez rien de lourd, ne vous penchez pas en avant tête en bas, et évitez tout ce qui fait monter la tension artérielle pendant deux semaines : sport, sauna, hammam, alcool, bain chaud. Ne massez pas et ne frottez pas les zones opérées tant que la cicatrisation n’est pas acquise.

La reprise

La vie courante à la maison redémarre au bout de quelques jours. Ce qui prend du temps, c’est de se remontrer : comptez dix à quatorze jours avant de reprendre une vie sociale sans y penser, et deux à trois semaines avant un événement où l’on vous regarde. Le maquillage est autorisé une fois les fils enlevés et couvre bien les dernières marques. Le sport reprend à quatre semaines, progressivement.

L’hématome

Une tuméfaction qui augmente vite d’un seul côté, avec une douleur qui monte au lieu de descendre, fait suspecter un hématome. Cela se produit presque toujours dans les vingt-quatre premières heures. Appelez immédiatement, à n’importe quelle heure. Évacué tôt, un hématome ne laisse pas de trace ; laissé en place, il durcit et fibrose. C’est la raison pour laquelle j’insiste autant sur le tabac, la tension artérielle et l’interdiction des efforts.

Le soleil et la peau

Les zones opérées restent sensibles aux ultraviolets pendant plusieurs mois et pigmentent facilement. Écran solaire élevé dès la sortie, chapeau à bord large, et pas d’exposition volontaire avant six mois. Les soins de peau reprennent progressivement, sur avis.

Les cicatrices

Elles suivent les reliefs de l’oreille et la lisière des cheveux. Rouges et un peu fermes pendant deux à trois mois, elles pâlissent ensuite et s’assouplissent, pour devenir difficiles à repérer à un an chez la plupart des patients. Une coiffure qui dégage le visage redevient possible bien avant. La qualité finale dépend d’abord de l’absence de tension à la fermeture, ce que permet précisément la technique profonde, et ensuite de vos soins : massage doux dès la cicatrisation acquise, protection solaire, et pas de tabac.

Le résultat

Le visage reste gonflé et un peu figé pendant plusieurs semaines, ce qui déroute souvent au moment où l’on s’attend à voir quelque chose. Le résultat devient lisible vers six à huit semaines et s’apprécie vraiment entre trois et six mois, quand la souplesse est revenue.

Ce que l’on obtient, c’est un ovale redessiné, une mâchoire qui retrouve sa ligne, un cou plus net et un milieu de visage remonté, sans que les traits soient déplacés ni le regard modifié. Les patients entendent rarement « tu as été opérée » et souvent « tu as l’air reposée ». Le vieillissement continue ensuite, mais il repart d’un point plus haut, et les structures profondes remises en place tiennent plus longtemps qu’un simple redrapage cutané.

Questions fréquentes

Le deep plane fait-il plus mal qu’un lifting classique ?

Non. La douleur d’un lifting est modérée quelle que soit la technique. C’est la tension et l’engourdissement qui gênent, pas la douleur.

Combien de temps le résultat tient-il ?

Personne ne peut donner un chiffre honnête, parce que le visage continue de vieillir. Ce que l’on peut dire, c’est que la remise en place des structures profondes ne se relâche pas de la même façon qu’une peau tendue, et que les patients opérés de cette façon reviennent plus tard, quand ils reviennent.

Peut-on l’associer à une chirurgie des paupières ?

Oui, très souvent, dans le même temps opératoire. Le lifting agit sous les pommettes, les paupières demandent un geste propre.

Une hospitalisation est-elle nécessaire ?

Non, vous rentrez chez vous le soir même, accompagné, avec un numéro à appeler la nuit.

Y a-t-il un âge limite ?

L’état général compte davantage que la date de naissance. J’opère régulièrement des patients de plus de soixante-dix ans en bonne santé, et je récuse parfois des patients plus jeunes chez qui la tension ou le tabac rendent le risque déraisonnable.

Le tabac, vraiment ?

Vraiment. La nicotine ferme les vaisseaux qui nourrissent la peau décollée. Le risque de nécrose cutanée et de mauvaise cicatrisation devient tel que je n’opère pas un patient qui n’a pas arrêté.


En savoir plus

Ce traitement répond au besoin : le relâchement du visage.

But du traitement

Restaurer l’ovale du visage, retendre le bas du visage et le cou

Durée de l’intervention

2h30 à 3h30

Type d’anesthésie

Anesthésie générale

Durée du séjour

One-day

Eviction sociale

10 à 14 jours

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