Bras relâchés : graisse ou excès de peau ?

En résumé

  • De quoi il s’agit : Des bras relâchés viennent d’un excès de graisse ou d’un excès de peau : la réponse n’est pas la même
  • Les limites : Aucun lifting des bras n’évite la cicatrice

Le temps, ou vingt kilos en moins

Les patientes qui consultent pour les bras arrivent presque toujours avec le même geste : elles lèvent le bras et montrent la face interne, entre l’aisselle et le coude, cette zone qui bouge quand on l’agite, la peau qui pend sous les bras, les « ailes de chauve-souris » comme on les appelle parfois. Certaines ont arrêté les manches courtes depuis des années. D’autres viennent après une perte de poids importante, fières du chemin parcouru, mais gênées par ce qui reste.

La gêne est réelle et elle est difficile à faire admettre autour de soi, parce que la zone paraît anodine. Elle ne l’est pas dans la vie quotidienne : s’habiller, lever le bras, être photographiée.

Cette page a un objectif précis, parler franchement de la cicatrice. C’est le sujet qui détermine la satisfaction ou la déception, et il vaut mieux le lire avant de venir en consultation.

La face interne du bras est l’une des zones où la peau est la plus fine et où le tissu sous-cutané est le plus lâche. Elle supporte mal deux choses : le temps et les variations de volume.

Avec l’âge, le derme perd du collagène et de l’élasticité, et le tissu conjonctif qui l’amarre aux plans profonds se distend. La peau ne se rétracte plus après une mise en tension. Après une perte de poids importante, le phénomène est bien plus marqué : le volume qui tendait l’enveloppe a disparu, et l’enveloppe reste. Elle pend, elle forme un tablier plus ou moins large qui descend vers le coude. Ni le sport ni un régime supplémentaire ne rattrapent cet excès : une peau distendue ne se contracte pas à la demande.

Deux situations différentes se cachent donc derrière des bras relâchés, et elles ne relèvent pas du même geste. Dans la première, il y a un excès de graisse mais la peau a gardé son tonus : quand on pince et qu’on relâche, elle revient en place. Dans la seconde, il y a un vrai excès cutané : la peau reste plissée, on peut la saisir à pleine main et la tirer sans résistance. Ces deux tableaux coexistent parfois, l’un dominant sur l’autre.

Aucun lifting sans accepter la cicatrice

Quatre réponses aux bras relâchés, de la plus légère à la plus lourde

La radiofréquence fractionnée et le Morpheus 8

Sur une laxité légère, chez une patiente dont la peau conserve une part d’élasticité, un traitement de la qualité cutanée peut apporter un mieux. Le Morpheus 8 stimule le collagène du derme par micro-aiguilles et radiofréquence, ce qui densifie la peau et améliore sa texture au fil des séances.

Ce qu’il ne fait pas : il ne retire pas de peau, et c’est une phrase à retenir pour toute la page. Aucune énergie ne retire de la peau. L’effet est modeste, progressif, il concerne la qualité et non la quantité. Il faut plusieurs séances espacées de quelques semaines, avec des rougeurs et un aspect quadrillé pendant deux à quatre jours. Sur un bras franchement relâché, ce type de traitement n’a pas d’indication et proposer le contraire serait malhonnête.

La liposuccion seule

Quand la graisse est en excès et que la peau a conservé son tonus, la liposuccion des bras suffit. Elle se pratique par deux ou trois incisions de quelques millimètres, près du coude et de l’aisselle, et affine le bras sans laisser de cicatrice visible.

Ce qu’elle ne fait pas : elle ne remonte pas un bras et ne retire aucun excès cutané. Sur une peau peu élastique, elle peut même accentuer le relâchement en supprimant le volume qui la tendait, situation que nous détaillons sur la page consacrée au relâchement de la peau du corps. Les suites sont simples dans l’ensemble, avec un manchon de compression pendant plusieurs semaines, des ecchymoses et un gonflement pendant un mois environ. C’est précisément ce défaut que corrige l’association à la radiofréquence, décrite ci-dessous.

BodyTite : la graisse part, et la peau suit

Entre la liposuccion seule, qui laisse la peau telle qu’elle est, et le lifting, qui la retire au prix d’une cicatrice, il existe une troisième voie que nous pratiquons volontiers pour les bras : la liposuccion assistée par radiofréquence, avec l’appareil BodyTite. Elle s’adresse à la patiente la plus fréquente en consultation, celle dont la peau a perdu une partie de son ressort sans former un vrai tablier.

Une fine canule aspire la graisse par les mêmes petites incisions qu’une liposuccion, pendant qu’un courant de radiofréquence, sous contrôle permanent de la température, chauffe les cloisons fibreuses et la face profonde du derme. Le collagène se contracte aussitôt, puis la peau en fabrique du neuf pendant des mois. Le défaut habituel de la liposuccion sur le bras, une peau qui pend davantage une fois la graisse retirée, s’inverse : le bras s’affine et la peau se retend en même temps. Une série publiée sur le bras (Duncan, Aesthetic Surgery Journal, 2012, douze patientes traitées au BodyTite) mesure une rétraction de la surface cutanée d’un tiers à un an, et sur un relâchement modéré le résultat est franchement bon dans notre expérience, sans la cicatrice de l’aisselle au coude.

Une heure environ, sous anesthésie locale tumescente avec ou sans sédation, un manchon de compression pendant deux à trois semaines, des ecchymoses qui s’estompent en un mois. Le bras est plus fin dès le premier mois ; la rétraction se poursuit et le résultat définitif s’apprécie entre six mois et un an.

Ce qu’il ne fait pas : il ne retire pas de peau. Il la rétracte, et une peau qui se rétracte a besoin d’un minimum d’élasticité. Sur un excès franc, celui qu’on saisit à pleine main et qui reste plissé, le BodyTite ne remplace pas le lifting, et nous le disons clairement en consultation.

Le lifting des bras (brachioplastie)

Quand l’excès de peau est réel, seul le lifting des bras y répond. Le principe est de retirer un fuseau de peau et de graisse sur la face interne, puis de refermer. Le bras est plus fin, la peau est tendue, la gêne fonctionnelle disparaît le plus souvent.

Il en existe deux formes, et c’est l’endroit du relâchement qui les départage. Quand l’excès de peau se concentre près de l’aisselle et que le reste du bras tient, une cicatrice axillaire peut suffire : on retire un fuseau de peau que l’on remonte et que l’on fixe dans le creux de l’aisselle, où la cicatrice se cache dans le pli, invisible bras baissé. Ce lifting axillaire se combine volontiers à une liposuccion, ou au BodyTite, pour affiner le reste du bras. Quand le relâchement descend le long du bras vers le coude, il faut le lifting longitudinal, dont la cicatrice suit la face interne du bras.

Le prix à payer, dans ce cas, est une cicatrice qui court de l’aisselle jusqu’au coude. Elle est fine au mieux, mais elle reste, elle ne s’efface pas avec le temps, et elle est visible en manches courtes, bras levé ou bras écarté. Elle rougit pendant plusieurs mois avant de pâlir, et son aspect final dépend beaucoup de votre façon de cicatriser, sur laquelle personne n’a de prise. C’est la première cause de déception après cette intervention, et presque toujours parce que le sujet n’avait pas été expliqué assez clairement. L’intervention se déroule sous anesthésie générale, avec un arrêt de deux à trois semaines et une reprise du sport différée.

Parlons de la cicatrice

Aucune énergie ne retire de la peau. La radiofréquence du BodyTite la rétracte, ce qui suffit sur un relâchement modéré ; elle expose, rarement, à une brûlure superficielle ou à une induration qui met quelques mois à s’assouplir. Aucune liposuccion seule ne remplace un lifting quand l’excès cutané est franc, et aucun lifting ne se conçoit sans accepter la cicatrice. Celle-ci peut devenir hypertrophique, large ou en relief, en particulier sur certaines peaux, et nécessiter des soins prolongés ou une reprise. Un œdème de l’avant-bras et de la main est fréquent dans les premières semaines et régresse progressivement. Des troubles transitoires de la sensibilité sur la face interne du bras sont habituels. Le résultat évolue ensuite avec l’âge et avec les variations de poids.

Une peau qui revient, ou une peau qui reste

Le tracé au crayon, sur votre bras

L’examen est simple et parlant. Bras tendu à l’horizontale, on pince la face interne, on évalue l’épaisseur de la graisse, on relâche pour voir si la peau revient. Une peau qui revient aussitôt oriente vers la liposuccion, une peau qui revient lentement vers le BodyTite, une peau qui reste plissée vers le lifting. L’endroit du relâchement décide alors de la cicatrice : axillaire si l’excès se concentre près de l’aisselle, de l’aisselle au coude s’il descend le long du bras. On demande de lever le bras pour apprécier le drapé. Votre historique de poids compte beaucoup : une perte de poids récente ou en cours demande d’attendre la stabilisation.

Le Dr Daniel Meunier pose l’indication et vous montre exactement où passera la cicatrice, sur votre propre bras, avec un crayon. Cette étape n’est pas facultative. Certaines patientes décident à ce moment-là que la gêne actuelle leur convient mieux que la cicatrice, et c’est une décision parfaitement recevable.

Le but de la consultation est que vous puissiez choisir en connaissance de cause, pas que vous soyez convaincue.

Quand les bras ne sont qu’une zone parmi plusieurs, l’ordre dans lequel elles se traitent n’est pas indifférent : c’est le sujet de la page après un amaigrissement important.

Trois questions qui reviennent en consultation

Peut-on retendre les bras sans cicatrice ?

Sur un relâchement modéré, oui : la radiofréquence du BodyTite rétracte la peau d’un tiers environ, par deux ou trois incisions de quelques millimètres. Sur un excès franc, celui qu’on saisit à pleine main, non : seul le lifting retire la peau, et sa cicatrice va de l’aisselle au coude. Entre les deux, quand l’excès de peau se concentre près de l’aisselle, une cicatrice axillaire, cachée dans le pli, peut suffire.

Le BodyTite remplace-t-il un lifting des bras ?

Il le remplace chez la patiente dont la peau a gardé un peu de ressort, et c’est la situation la plus fréquente en consultation. Il ne le remplace pas quand la peau reste plissée après le pincement. Le test se fait sur votre bras, en consultation, et la réponse vous est donnée avant toute décision.

Peut-on traiter des bras qui pendent après une perte de poids ?

Oui, à condition que le poids soit stabilisé depuis plusieurs mois : une perte encore en cours changerait le résultat. Après un amaigrissement important, les bras sont rarement la seule zone concernée et l’ordre des interventions se discute ; c’est le sujet de la page après un amaigrissement important.

Pour en parler sur votre propre bras, prenez rendez-vous à la Clinic 135, à Bruxelles.

Parlons-en en consultation

On examine, on explique, on décide ensemble. Rien ne se fait le jour même.

Vous désirez prendre rendez-vous ? Vous n’avez pas trouvé la réponse à la question qui vous préoccupe ?

Pour ne pas remettre mes questions de beauté toujours à plus tard, merci de me rappeler sur base des données ci-dessous.

Prendre rendez-vous en contactant notre secrétariat
+ 32 2 661.31.20

VOUS SOUHAITEZ RECEVOIR LA NEWSLETTER MY BEAUTY ROOM

Recevez par e-mail les actualités et les conseils de la Clinic 135.