CHIRURGIE ESTHÉTIQUE DE LA SILHOUETTE
Par où commencer
Partir de la gêne telle qu’on la ressent
La chirurgie esthétique de la silhouette modifie la forme du ventre, des hanches, des bras, des cuisses ou de la zone intime. Elle retire une graisse localisée ou un excès de peau, ou retend la paroi du ventre. Elle ne fait pas perdre de poids, et les liens ci-dessous mènent à la page qui décrit votre situation.
« J’ai tout essayé, et ça ne part pas »
La graisse se pince, la peau retombe, la paroi bombe
« J’ai tout essayé, et ça ne part pas » : derrière cette phrase entendue en consultation, trois éléments se partagent le terrain, dans des proportions différentes chez chacun.
La graisse localisée est un amas qui résiste à l’alimentation et au sport, sur les hanches, le ventre ou les cuisses. Si la peau qui la recouvre est restée élastique, elle se remet en place une fois le volume retiré.
L’excès de peau apparaît quand la peau a été trop étirée pour se rétracter. Cela arrive après une grossesse, un amaigrissement, ou avec les années. Il forme un pli, parfois un tablier sur le bas du ventre. Retirer de la graisse sous une peau déjà relâchée peut accentuer ce pli.
Reste la paroi du ventre, c’est-à-dire les muscles et la membrane qui les relie. Après une grossesse, les deux muscles droits de l’abdomen peuvent rester écartés : on parle de diastasis. Le ventre reste alors bombé, même sans graisse ni peau en excès.
Le plus souvent, ces éléments se combinent, et c’est celui qui domine qui oriente la proposition. Deux personnes qui décrivent la même gêne peuvent donc recevoir deux propositions différentes.
Du ventre aux petites lèvres, gêne par gêne
Chaque lien mène à une page qui part de la gêne telle qu’on la ressent, puis explique ce qui se passe dans le corps.
- Un bourrelet ou un ventre arrondi que le sport et l’alimentation ne font pas disparaître : perdre du ventre.
- Un pli de peau qui retombe sur le bas du ventre : ventre qui pend.
- Après une grossesse, un ventre resté bombé alors que le poids est revenu, parfois à cause d’un écartement des muscles : diastasis des muscles du ventre.
- Un débord sur les côtés de la taille, au-dessus de la ceinture : poignées d’amour.
- Le dessous du bras qui retombe et bouge quand vous levez la main : bras.
- De la peau qui flotte à plusieurs endroits après une perte de poids importante : après un amaigrissement.
- Une peau qui a perdu sa fermeté, sans pli franc : relâchement de la peau.
- Une peau capitonnée, en « peau d’orange », sans excès de volume : cellulite.
- Des fesses qui vous semblent manquer de volume ou de projection : augmenter les fesses.
- Des petites lèvres qui dépassent et vous gênent au quotidien : petites lèvres.
- Une sensation de relâchement vaginal après des accouchements, ou une autre gêne de la zone intime : esthétique intime.
Canule pour la graisse, incision pour la peau
- Liposuccion : aspirer, par de fines canules, une graisse localisée sous une peau restée élastique.
- BodyTite : une liposuccion associée à la radiofréquence, une chaleur délivrée sous la peau, qui vise à l’aider à se rétracter quand le relâchement reste modéré.
- Abdominoplastie : retirer l’excès de peau et de graisse du bas du ventre et, lorsque les muscles sont écartés, les rapprocher dans le même temps.
- Lifting des bras : retirer l’excès de peau de la face interne du bras, parfois avec une liposuccion associée.
- Lifting des cuisses : retirer l’excès de peau de la face interne des cuisses, parfois avec une liposuccion associée.
- Nymphoplastie : réduire des petites lèvres qui gênent.
- Vaginoplastie : resserrer l’entrée du vagin lorsqu’elle s’est élargie, le plus souvent après des accouchements, en rapprochant les muscles du périnée restés écartés.
Plusieurs de ces gestes peuvent être associés, en un ou plusieurs temps : la consultation en décide.
Ces interventions ne font pas maigrir
C’est la source de déception la plus fréquente. Retirer la graisse d’une zone modifie une forme, pas un poids, et ne remplace ni l’alimentation ni l’activité physique.
Ces gestes s’adressent à des personnes dont le poids est stable depuis plusieurs mois. Une perte de poids en cours se termine d’abord, car la peau continue de changer tant que le poids bouge. Une variation importante après l’intervention modifie aussi le résultat.
L’assurance maladie (INAMI) peut intervenir dans deux situations, sous conditions. La première est un tablier abdominal, un pan de peau et de graisse qui retombe sur le bas du ventre. La seconde est un excès de peau du bras ou de la cuisse, après une perte de poids d’au moins 20 %, documentée et stabilisée.
Pincer la peau, debout et en mouvement
Une photo seule ne suffit pas à faire la part de la graisse, de la peau et de la paroi. J’examine d’abord debout et en mouvement : la peau en excès retombe, les amas graisseux se dessinent. Je pince la peau pour estimer son épaisseur et son élasticité.
Je consulte avenue Franklin Roosevelt à Bruxelles, et le mardi après-midi à la Polyclinique de Heusy ; mon parcours est présenté sur la page Dr Daniel Meunier. L’intervention a lieu à la Clinic 135, y compris sous anesthésie générale. Lorsqu’une hospitalisation est nécessaire, ou que l’intervention est prise en charge par l’assurance soins de santé, elle a lieu à l’hôpital Delta. Les risques propres à chaque intervention sont expliqués en consultation, puis remis par écrit dans un compte rendu d’information.
Parlons-en en consultation
On examine, on explique, on décide ensemble. Rien ne se fait le jour même.