Remplacement d’implants mammaires

En résumé

  • But de l’intervention : Remplacer un implant rompu, traiter une coque, changer de volume
  • Durée de l’intervention : 2 heures
  • Type d’anesthésie : Générale
  • Durée du séjour : Hospitalisation de jour
  • Éviction sociale : 1 semaine

Le remplacement d’implants mammaires en résumé

But de l’intervention

Remplacer un implant rompu, traiter une coque, changer de volume

Durée de l’intervention

2 heures

Type d’anesthésie

Générale

Durée du séjour

Hospitalisation de jour

Éviction sociale

1 semaine

Quand remplacer des implants mammaires

Un implant mammaire n’est pas posé pour la vie, mais il n’a pas non plus de date de péremption. Sa durée dépend de phénomènes d’usure dont la rapidité varie d’une patiente à l’autre, et aucun chiffre ne peut être garanti. Certaines patientes gardent les leurs plusieurs décennies sans modification notable. Avec les implants actuels, plus résistants que les générations précédentes, la règle du changement systématique au bout de dix ans n’a plus lieu d’être : on remplace lorsque quelque chose le justifie.

Trois situations conduisent à intervenir.

Une rupture confirmée. L’enveloppe perd son étanchéité avec le temps, et la probabilité augmente avec l’ancienneté de l’implant. Il peut s’agir d’une simple porosité, de microfissures ou d’une véritable brèche. Avec les gels cohésifs actuels, le gel reste contenu par la capsule qui entoure la prothèse : beaucoup de ruptures sont donc silencieuses, sans douleur ni changement de forme. C’est ce qui justifie une surveillance régulière. L’échographie et l’IRM, non irradiantes, jugent très bien de l’intégrité d’une prothèse.

Une coque. Votre corps entoure naturellement tout implant d’une fine membrane, la capsule périprothétique. Chez certaines patientes cette membrane s’épaissit, devient fibreuse et se rétracte autour de la prothèse : le sein durcit, sa forme se modifie, il peut devenir douloureux et l’implant prendre un aspect trop rond. Sa survenue reste imprévisible. Le tabac, par son effet inflammatoire, est en cause dans un grand nombre de coques.

Le souhait d’un autre volume. Beaucoup de patientes profitent d’un remplacement pour augmenter ou réduire le volume, changer la forme de l’implant, ou passer d’une position devant le muscle à une position derrière.

S’y ajoutent les défauts qui apparaissent avec les années. Une grossesse, une variation de poids ou le vieillissement des tissus modifient la glande et la peau autour d’un implant qui, lui, ne change pas : le sein s’affaisse et l’ensemble se désaccorde. On peut aussi voir des plis de l’enveloppe perceptibles au toucher, un implant descendu ou latéralisé, ou la rotation d’un implant anatomique, qui survient dans dix à quatorze pour cent des cas selon les études.

Un implant ne se change pas à date fixe

Une consultation de contrôle chez votre chirurgien plasticien est conseillée tous les un à deux ans. En dehors de ce rythme, consultez sans attendre dès qu’un sein change d’aspect, de consistance ou de volume, dès qu’il devient douloureux, et après tout traumatisme violent de la poitrine. Une échographie est réalisée au moindre doute clinique.

Le changement n’est envisagé de façon précoce qu’en cas d’anomalie clinique ou radiologique, ou à votre demande.

Les implants ne dispensent d’aucun des examens habituels, suivi gynécologique et dépistage du cancer du sein compris. Précisez systématiquement au radiologue que vous portez des prothèses : la mammographie se réalise alors avec des incidences particulières, complétées si besoin par une échographie ou une IRM.

Votre première consultation

Un remplacement se prépare autrement qu’une première augmentation : votre poitrine a déjà été opérée, et c’est son état actuel qui commande le plan opératoire.

Nous commençons par ce qui vous amène. Une gêne, une déformation, un doute sur l’implant, une envie de changement : la réponse chirurgicale n’est pas la même selon le motif.

L’examen évalue la souplesse de chaque sein, la position de l’implant, la qualité de la peau, la présence d’une ptose, l’épaisseur des tissus qui recouvrent la prothèse. Je vérifie aussi les cicatrices existantes, car elles peuvent servir de voie d’abord. Des photographies et des mensurations complètent le dossier, et un bilan radiologique du sein est prescrit.

Si vous les avez, apportez la carte d’implant remise lors de la première intervention et le compte rendu opératoire. La marque, le volume, l’année de pose et le plan choisi à l’époque font gagner beaucoup de temps.

Un dernier point, et il n’est pas accessoire : le tabac. Il multiplie les complications de cicatrisation, favorise l’infection du matériel implanté et compte parmi les causes de coque. L’arrêt complet est demandé un mois avant et un mois après l’intervention, cigarette électronique comprise.

Vos nouveaux implants

Le choix se fait à partir de ce que vos tissus peuvent porter aujourd’hui, et non à partir d’un catalogue. Un implant trop large pour votre thorax ou trop lourd pour votre peau donnera un beau résultat quelques mois, puis un sein qui retombe.

Les prothèses actuelles sont préremplies de gel de silicone, plus ou moins cohésif. Un gel très cohésif limite les plis visibles sous une peau fine, mais rend l’implant plus ferme au toucher. Les implants anatomiques, en forme de poire, ont longtemps été choisis pour leur rendu naturel ; les gels moins cohésifs, qui prennent d’eux-mêmes une forme plus naturelle une fois en place, les remplacent aujourd’hui avantageusement et évitent le risque de rotation.

Il est fréquent, lors d’un remplacement, de changer de loge. Un implant posé devant le muscle pectoral peut être repositionné derrière : la couverture est meilleure et les bords de la prothèse se voient moins.

Le volume mérite une remarque. La peau du sein s’est distendue au fil des années autour de l’implant : il est parfois nécessaire d’augmenter légèrement le volume pour retrouver l’aspect du départ. Garder le même volume reste possible, le réduire aussi, avec pour conséquence une petite ptose naturelle qu’un lifting corrige si vous le souhaitez.

Le lipofilling est souvent un bon complément. Votre propre graisse, prélevée par liposuccion et réinjectée en surface, adoucit les contours de l’implant aux pôles supérieur et externe.

Votre intervention

L’intervention dure environ deux heures, sous anesthésie générale, en ambulatoire : vous entrez le matin et rentrez chez vous le jour même. Une nuit sur place peut se justifier après une capsulectomie étendue.

Je reprends le plus souvent la cicatrice existante, sous le sein ou autour de l’aréole. L’implant est retiré, puis examiné : forme, taille, intégrité. En cas de rupture, la loge est systématiquement lavée pour retirer le silicone qui pourrait s’y trouver, et une déclaration est faite auprès des autorités sanitaires. Si vous souhaitez récupérer vos prothèses, demandez-le avant l’intervention.

La capsule est ensuite examinée et traitée selon son état. Souple, elle est simplement libérée et un fragment est prélevé. Épaisse, rétractée ou calcifiée, elle est retirée en partie ou en totalité. Le prélèvement est envoyé en analyse dans tous les cas. Ce geste sur la capsule conditionne le résultat quand vous consultez pour une coque, et c’est aussi le plus long et le plus hémorragique de l’intervention.

La loge est alors préparée, recentrée si l’implant était mal placé, changée de plan si nous en avons décidé ainsi, et le nouvel implant mis en place. Lorsque la peau est distendue et le sein tombant, un lifting est réalisé dans le même temps ou lors d’une seconde intervention. Un drain est fréquent après une capsulectomie.

Les suites et le résultat

Un pansement modelant est posé, puis un soutien-gorge de contention à porter jour et nuit pendant quelques semaines. Une sensation de tension, un gonflement, des ecchymoses et une gêne à lever les bras sont habituels les premiers jours. Un traitement antalgique est prescrit ; les douleurs sont plus marquées après une capsulectomie.

Comptez une semaine d’arrêt avant de reprendre le travail, davantage si un lifting a été associé. Le sport reprend à huit semaines, progressivement.

Un point à ne pas négliger : l’assouplissement quotidien de la poitrine, à pratiquer à vie. Ce geste simple entretient une capsule souple et limite le risque qu’elle se rétracte.

La forme définitive demande trois à six mois, le temps que le sein retrouve sa souplesse et que la prothèse se stabilise. Nous nous revoyons régulièrement pendant cette période, puis tous les un à deux ans.

Ce qu’il faut savoir avant de décider

Un remplacement n’est pas une première augmentation refaite à l’identique, et deux différences méritent d’être dites clairement. L’épanchement de lymphe autour de la prothèse et la malposition de l’implant sont l’un et l’autre plus fréquents lors d’un changement que lors d’une première pose. Et si vous êtes opérée pour une coque, le risque qu’elle récidive est réel et peut survenir à n’importe quel moment après l’intervention.

Une précision, enfin, sur un sujet que vous avez peut-être lu quelque part. Le lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants est une maladie très rare, liée principalement aux implants dits macro-texturés, retirés du marché en 2019. On la recherche devant un épanchement qui récidive, une rougeur, une augmentation de volume du sein ou une masse perceptible. C’est aussi la raison pour laquelle la capsule est systématiquement analysée lors d’un changement, avec une recherche approfondie lorsque l’implant retiré était macro-texturé. Dans près de neuf cas sur dix, le traitement chirurgical suffit à guérir.


En savoir plus

Ce traitement répond au besoin : changer ou retirer ses implants.

But de l’intervention

Remplacer un implant rompu, traiter une coque, changer de volume

Durée de l’intervention

2 heures

Type d’anesthésie

Générale

Durée du séjour

Hospitalisation de jour

Éviction sociale

1 semaine

Parlons-en en consultation

On examine, on explique, on décide ensemble. Rien ne se fait le jour même.

Vous désirez prendre rendez-vous ? Vous n’avez pas trouvé la réponse à la question qui vous préoccupe ?

Pour ne pas remettre mes questions de beauté toujours à plus tard, merci de me rappeler sur base des données ci-dessous.

Prendre rendez-vous en contactant notre secrétariat
+ 32 2 661.31.20

VOUS SOUHAITEZ RECEVOIR LA NEWSLETTER MY BEAUTY ROOM

Recevez par e-mail les actualités et les conseils de la Clinic 135.